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Égypte : Le mouvement anarchiste émerge + le procureur général ouvre une enquête
(Le 28 janvier 2013)

Égypte : Le mouvement anarchiste émerge avec une vague de bombes incendiaires et de combats de rue

Contrainfo, January 28th, 2013

Un Black Bloc a manifesté au Caire cette nuit [24/1], se préparant à des confrontations avec les forces de sécurité près de la Place Tahrir lors du second anniversaire de la révolution.

Les anarchistes ont été présents en Égypte avant, pendant et après la révolution, mais jusqu’à aujourd’hui il leur restait encore à organiser un rassemblement de masse sous la bannière de l’anarchisme. Les ultras des clubs de football d’Égypte ont été liés pendant des années avec les idées et actions anarchistes, et ils sont largement reconnus pour avoir établi le niveau de militance qui a renversé le gouvernement de Moubarak en février 2011.

La nuit dernière, l’anarchisme a quitté les murs tagués, les petites conversations et les forums en ligne d’Égypte, et est apparu au Caire, déclarant être une force nouvelle dans la révolution sociale en cours qui est née il y a deux ans, avec de multiples bombes incendiaires contre les bureaux des Frères Musulmans. Plus tard, le gouvernement a fermé les pages facebook “Black Blocairo” et “Egyptian Black Bloc”, mais elles ont été rapidement recréées.

Ils ont posté dans une déclaration mise en ligne ce matin (traduite ci-dessous) “Attendez nos prochaines attaques en réponse à la fermeture de notre page officielle...”.

Aujourd’hui le black bloc a fait sa première apparition massive sur la Place Tahrir et, peu de temps après, a incendié le Conseil Shura (Parlement Égyptien), abattu une partie du mur anti-émeute menant à la Place Tahrir et, avec d’autres, se sont engagés dans une lutte contre les forces de sécurité.

Ces déclarations et actions sont en préliminaire du deuxième anniversaire de demain de la révolution et pour ce que certains appellent “un tout autre niveau” de protestation en Égypte.

L’anarchisme et le concept du black bloc ont grandi les derniers mois à travers l’Égypte, tirant ses racines des groupes/cercles anarchistes divers qui sont apparus lors de la période révolutionnaire. Une méfiance massive parmi les jeunes envers tous les partis politiques, une critique acérée du rôle de la religion au sein de la gouvernance et l’inspiration de la résistance anarchiste dans le monde (largement symbolisée par la dernière révolte de 2008 en Grèce) ont participé à son extension.

Ci-dessous, la déclaration du Black Blocairo à propos de la fermeture de leurs sites, leurs attaques incendiaires contre des bureaux du gouvernement et leur appel à la révolte :

“Hier et après que nous ayons finis notre événement, nous avons rencontré quelque uns des mouvements révolutionnaires et nous avons décidé de nous unir ensemble dans nos attaques suivantes, et par conséquent nous avons fait nos deux premières attaques, comme nous vous l’avons dit hier :

1 - Mettre le feu aux bureaux du site d’Ikhwanonline (sites des Frères Musulmans).

2 - Mettre le feu aux bureaux d’Ikhwan dans la rue Al-Manial au Caire.

Et nous avons annoncé notre révolution depuis aujourd’hui sur la Place Al-Tahrir jusqu’à ce que l’Égypte et son peuple retrouvent leurs droits ! Vie, Liberté et justice sociale !

Black Blocairo, Les Hooligans

Attendez nos prochaines attaques en réponse à la fermeture de notre page officielle...”


Egypte : la justice ordonne d’arrêter les militants du Black bloc

AFP / 29 janvier 2013 17h37

LE CAIRE - Le Procureur général d’Egypte a ordonné mardi l’arrestation des membres du Black bloc, un groupe militant apparu dans les violentes manifestations des derniers jours, a-t-on appris de source judiciaire.

Talaat Ibrahim Abdallah a ordonné l’arrestation de toute personne suspectée d’appartenir à ce groupe et qu’elle soit déférée devant le parquet. L’enquête a montré que le Black bloc est un groupe organisé qui mène des actions terroristes, a affirmé le porte-parole du parquet, Hassan Yassine.

Le parquet a appelé les citoyens à arrêter toute personne soupçonnée d’appartenir à ce groupe et à la remettre à la police ou à l’armée.

Le procureur général a aussi décidé de désigner un juge pour enquêter sur une plainte déposée par un avocat, accusant les Black Bloc d’avoir mis le feu à des locaux appartenant aux Frères musulmans et d’être liés à certaines personnalités de la politique et des médias, dont un responsable du mouvement de l’opposant Hamdeen Sabbahi.

Des manifestants le visage caché par une cagoule noire sont apparus au cours des derniers jours au Caire et dans quelques provinces, se réclamant du Black bloc, un groupe aux allures de formation anarchiste jusqu’à présent inconnu et dont les effectifs comme la structure sont un mystère.

Des journalistes de l’AFP ont vu place Tahrir et dans ses environs des manifestants au visage caché par un masque ou cagoulé, parfois vêtus de noir de la tête aux pieds, mais il n’a pas été possible de confirmer leur identité ou leur appartenance au Black Bloc.

Dans une vidéo publiée sur YouTube, les Black Bloc affirment vouloir faire face au régime des tyrans fascistes (les Frères musulmans), dont est issu le président islamiste Mohamed Morsi.

Après des violences meurtrières devant le palais présidentiel début décembre entre manifestants anti-Morsi et des partisans du président, des opposants et activistes ont accusé les Frères musulmans d’avoir formé des milices, ce que ces derniers ont nié.

Les manifestations qui ont débuté jeudi soir en Egypte à l’occasion du deuxième anniversaire du soulèvement contre Hosni Moubarak début 2011 ont fait au moins 52 morts et des centaines de blessés.

Les violences les plus graves ont eu lieu à Port-Saïd (nord-est) après l’annonce samedi de la condamnation à mort de 21 supporteurs du club de football local pour la mort de 74 personnes l’an dernier après une rencontre contre une équipe du Caire.

Le président Morsi a décrété l’état d’urgence et un couvre-feu dans trois provinces du canal de Suez, dont Port-Saïd, et menacé de prendre davantage de mesures exceptionnelles si les violences se poursuivaient. Il a toutefois laissé entendre que ces mesures pourraient aussi être assouplies ou levées en cas d’amélioration de la sécurité.


La Toile fait état de l’émergence de groupes anarchistes en Égypte

France24, 29/01/2013

En marge des violences qui embrasent plusieurs villes égyptiennes depuis ce weekend, les médias et une partie des internautes du pays font état de l’émergence d’un nouveau type de protestataires dans les cortèges de manifestants : des hommes cagoulés et généralement entièrement vêtus de noir qui feraient partie des « Black Bloc », un groupe anarchiste spécialiste des opérations de déstabilisation et des actions coup de poing pendant les défilés.

Plusieurs participants aux différentes mobilisations organisées récemment dans le pays affirment ainsi, sur Twitter, avoir aperçu dans les cortèges de nombreux jeunes hommes et même quelques femmes portant des masques et revendiquant plus ou moins ouvertement leur appartenance au « Black Bloc » se mêler au reste des manifestants.

Des contestataires d’un genre nouveau qui, au-delà de leur présence dans les défilés contre le pouvoir, font largement usage des réseaux sociaux pour faire parler d’eux et se faire connaître de la population. Plusieurs groupes Facebook se présentant comme étant ceux de branches égyptiennes des Black Bloc ont ainsi été créés et diffusent des images montrant leurs membres en pleine action. Des pages sur lesquelles les anarchistes promettent également l’enfer aux autorités locales tant qu’elles n’auront pas répondu aux attentes du peuple.

Et si peu d’informations sur leur nombre exact sont actuellement disponibles, l’apparition de ces jeunes revendiquant leur appartenance au « Black Bloc » suscite de vives craintes chez certains internautes à l’image de cette utilisatrice de Twitter qui explique que même si leurs intentions sont sans doute bonnes, leurs méthodes finiront par desservir la cause défendue par l’ensemble des protestataires dans le pays.


Egypte - Ces anarchistes qui font trembler les Frères musulmans

SlateAfrique, 29/01/2013

Selon la BBC (voir ici : Black Bloc anarchists emerge), une foule de manifestants vêtus de noir a commencé à envahir les rues du Caire et d’Alexandrie, dès le 24 janvier, à la veille du deuxième anniversaire de la révolution.

Ce nouveau mouvement, c’est le « Black Bloc ». Un nom emprunté aux anarchistes allemands des années 1970 et aux altermondialistes. Ces révolutionnaires, anarchistes revendiqués, auraient de liens avec d’autres groupes tel que les Ultras, supporter du club de football cairote Al-Ahly, rapporte la BBC.

Comme ces derniers, les membres du Black Bloc s’opposent au pouvoir du président Morsi réagissent au procès du drame de Port-Saïd.

« Nous voulons la justice pour les martyrs, et ce but ne peut être atteint sans une juste vengeance, qui s’accomplira par l’exécution de ceux qui sont coupables de leur mort », a déclaré le 27 janvier Sharif al-Sirfi, l’un des fondateurs, au quotidien algérien El Watan.

Sur leur page Facebook, au choix, lecture d’une diatribe contre les Frères musulmans ou leçon de streetfighting en vidéos.

Les médias dominants en Egypte définissent le Black Bloc généralement comme terroriste. Selon State-run Nile News TV le groupe aurait attaqué, le 25 janvier, la résidence du président Morsi dans sa ville natale de Zagazid in al-Sharqiyah.

La chaîne Misr 25, affiliée aux Frères musulmans, les décrit comme des anarchistes violents, qui utilisent la Révolution comme prétexte pour faire régner le chaos. Mais le Black bloc a lui-même revendiqué plusieurs autres attentats, notamment l’incendie des locaux du site officiel des Frères Musulmans. Le groupe se défend sur Facebook : il ne vient pas pour saboter la révolution, mais au contraire, « protéger l’Egypte de la criminalité des Frères musulmans. »

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Drapeau rouge&noir pendant le saccage d’un local des frères Musulmans