Retour au format normal


Athènes : deux explosions en solidarité avec AD

(26 février 2006)

par

Un attentat sans gravité au nom d’Action Directe

Un attentat a été commis dans la nuit du samedi 25 au dimanche 26 février contre une succursale du constructeur automobile Renault à Athènes. Quatre voitures du constructeur français ont été endommagées. L’explosion d’un engin artisanal composé des bonbonnes de gaz a été revendiquée auprès d’une radio grecque par un inconnu au nom du groupe de "Solidarité avec les prisonniers" d’Action directe, le groupe terroriste français dont trois membres entament leur 20è année de détention. Le même groupe avait revendiqué la veille un mini-attentat sans gravité contre une succursale de la banque française BNP Paribas à Maroussi dans la banlieue d’Athènes.

Trois fois en une semaine

Lundi dernier à Berlin, un groupe allemand proche d’Action Directe avait revendiqué deux attaques contre des cibles françaises, là aussi, par solidarité avec les détenus d’Action Directe. Le même jour, 2.000 personnes rassemblés à Paris, parmis lesquels des responsables politiques de gauche et des Verts français avaient signé une pétition appelant à la libération de trois prisonniers. Nathalie Ménigon, Jean-Marc Rouillan et Georges Cipriani avaient été condamnés à perpétuité en 1989 et 1994, notamment pour les assassinats en 1986 du PDG du groupe Renault Georges Besse et en 1985 de l’ingénieur général du ministère de la Défense, René Audran. Les demandes de libération conditionnelle les concernant, possible après 18 ans de détention, ont été rejetées l’année dernière, la justice française leur reproche notamment leur absence de repentir.

Sources : http://permanent.nouvelobs.com/europe/20060226.OBS8443.html

Référence : http://cettesemaine.info/article.php3_id_article=314.html